Sans doute l’album de la maturité avec le (pour l’instant) chef d’œuvre d’Agnès.
J’adoreMerci Maman, merci Papa. Quelle chanson et que de constats dramatiques sur la façon dont sont traités les enfants dans le monde. Pour certains cyniques, ce n’est rien et c’est même bien qu’ils ne mangent pas à leur faim, qu’ils soient victimes de génocide (l’observateur se contentant de regarder en direct la suite de Nuit et Brouillard), séropositifs ou obligés à faire la guerre devant leurs mères violées. Mais la coupe est pleine lorsqu’on parle de prostitution ou de pédophilie : ce n’est plus rien, ce n’est plus bien. Oui, la vérité de l’argent qui sort de la bouche des enfants. Alors, pour se rappeler qu’il y a en nous un fond d’humanité, il ne reste que la colère devant tout ce gâchis, comme un cri désespéré dans la nuit d’être venue au monde de fous. Peut-être ceux qui nous gouvernent nous entendrons-t-ils si nous pouvons crier tous ensemble que c’est non ? Merci Agnès, merci aux parents d’Agnès de lui avoir donné les mots pour le dire.
J’aime beaucoupLa dédicace finale : et bien sûr, merci Maman, merci Papa !Je reviens. Terrible constat sur ce que l’on peut retenir de la laideur de la vie qu’il est plus sécurisant d’affronter à deux.
13 ans. Tous ceux et celles qui ont ou ont eu des adolescentes se retrouvent dans ce portrait à la fois dur et rempli de tendresse.
Paris au mois d’août. Une ode à Paris sur une mélodie entraînante.
Madame. Déjà une chanson de consolation marquée par la solitude des femmes d’âge mur.
A ton mariage. Les pensées de la témoin trouvent plus d’envergure sur scène.
Méchante. Pour nous prendre à contrepied dans un monde méchant et chiant.
J’aimeLes petites photos qui parsèment la pochette.Papa Dimanche. Une chanson qui redonne un peu d’humanité aux pères, même célibataires.
Sac à vie. La vie s’écoule et l’on vit comme un sac mais il y a toujours au bout un corbillard.
J’ai pas le temps d’avoir 30 ans. Entre nostalgie et présent, le choix de vivre.
Baby boom. Agnès nous fait vivre (ou revivre) sa grossesse avec humour.
J’aime moinsSolitude. La comparaison de la femme avec une échelle débute bien dans sa partie lente et se perd un peu dès que le rythme s’accélère.
Je n’aime pasQuand Agnès tire la langue.La complainte des filles de joie. Déjà loin d’être ma préférée des chansons de Brassens, elle n’apporte rien à l’album alors qu’Agnès est parfaitement capable de sublimer les chansons des autres, comme le copain de mon père d’Allain Leprest (ou de proposer elle-même d’autres joyaux comme le Silence on meurt de l’album 20 ans Tchernobyl).